samedi 27 février 2010

La configuration future de la politique macroéconomique.

Le bulletin en ligne du FMI vient de publier une interview d'Olivier Blanchard sur "la configuration future de la politique macroéconomique". Un document très important pour actualiser votre réflexion sur les politiques conjoncturelles dans le cadre de la crise des subprimes.
Réfléchissez aux questions suivantes...c'est un texte que j'aurai pu vous donner en classe.
1 - Quels sont les instruments à privilégier dans le cadre d'une nouvelle approche de la politique macroéconomique ?
2 - Pourquoi faudrait-il revoir l'objectif des cibles d'inflation des banques centrales ?

Ce document peut être complété par ce texte de trois économistes du FMI (dont Olivier Blanchard) paru sur Télos, sur "Inflation : faut-il faire sauter le verrou des 2% ?"...il revient sur les mêmes enjeux de la réforme des politiques macroéconomiques.

vendredi 26 février 2010

La zone euro: qu'en sera-t-il dans dix ans ?

La Revue d'Economie Financière vient de publier en un numéro spécial sur "l'euro en 2019" avec un article de Lorenzo Bini Smaghi : "La zone euro : qu'en sera-t-il dans dix ans ?"
Le texte permet de comprendre les principaux facteurs qui risquent d'exercer un effet négatif sur la croissance potentielle (voir texte d'hier) et notamment le vieillissement démographique dont nous parlerons dans le chapitre 14. La réflexion porte ensuite sur la coordination et les politiques macroéconomiques. A lire donc....

jeudi 25 février 2010

Quelle croissance potentielle pour l’économie européenne après la crise ?

Une brève de Natixis parue cette semaine qui fait un point rapide sur la croissance potentielle. En voici le texte :

"On définit habituellement la croissance potentielle comme la croissance du PIB compatible avec une absence de tension sur le marché des biens et du travail, ce qui conditionne alors la stabilité de l’inflation. On mesure ensuite l’output gap (écart au potentiel) comme la différence entre le PIB effectif et le PIB potentiel. Cet écart permet de positionner l’économie dans le cycle et donne en conséquence aux décideurs économiques une information essentielle concernant le caractère accommodant ou restrictif des politiques à mettre en place. Etant signe de probables tensions inflationnistes (désinflationnistes), un output gap positif (respectivement négatif) implique habituellement un durcissement (assouplissement) de la politique monétaire.
L’analyse de la croissance potentielle adopte une optique clairement structurelle. Les fondamentaux de cette dernière sont en effet le facteur travail (plus spécifiquement le nombre d’heures travaillées dans l’économie qui dépend de la démographie et des caractéristiques du marché du travail), le stock de capital (à coefficient de capital constant, ce dernier croît au même rythme que la production) et la productivité totale des facteurs (progrès technique). Il existe deux types de méthode pour l’estimer : une méthode statistique (à base de filtrage statistique, par exemple) ou une méthode économique reposant sur l’estimation d’une fonction de production de type Cobb Douglas. Dans tous les cas, il faut bien comprendre que la croissance potentielle est une variable inobservable et qu’en particulier les estimations pour les dernières données de l’échantillon (les plus utiles pour la politique économique…) sont bien souvent les plus fragiles (effet de bord). Pour preuve, les dernières estimations pour la croissance potentielle en zone euro et en France par les principaux organismes internationaux (FMI, CE, OCDE…) donnent pour l’année 2008 une croissance potentielle comprise entre 1,3 % et 1,9 % pour la première et 1,3 % et 2,5 % pour la seconde (croissance effective de respectivement 0,5 % et 0,3 %).
Traditionnellement, les estimations de la croissance potentielle (une fois qu’on a choisi une méthode et qu’on s’y tient) varient peu d’une année sur l’autre. Pourtant, le choc historique subi par les économies occidentales lors de cette crise pose la question de l’impact de cette dernière sur le potentiel de croissance des économies. Il semble alors nécessaire d’identifier les canaux par lesquels la crise aurait pu réduire le PIB potentiel. A première vue, la contribution du facteur travail dépendant principalement du facteur démographique, il semble difficile d’identifier un impact de long terme sur le PIB potentiel. Ce serait toutefois oublier le phénomène d’hystérèse, bien documenté en économie du travail. En effet, des pertes d’emploi massives lors d’une crise conduisent traditionnellement à une diminution durable de l’employabilité d’une partie de la population active. Ensuite, le stock de capital peut être réduit par la crise via deux mécanismes : d’une part les faillites d’entreprises (qui ont progressé de 3,9 % en France en 2009 en moyenne, après déjà + 19,6 % en 2008), d’autre part la chute de l’investissement productif des entreprises (- 7,7 % en moyenne en 2009) qui conduit à ne pas compenser l’obsolescence de certains équipements. Enfin la productivité totale des facteurs peut être réduite par la chute des investissements qui concerne bien souvent en premier lieu les dépenses de R&D en période de crise.

Bref, au total, on voit bien que les effets de cette crise sur la croissance potentielle des économies européennes devraient être durables. La croissance effective devrait en conséquence être plus faible. Et ce d’autant plus qu’au cours des dix années précédant la crise, la demande en zone euro a été « artificiellement » soutenue par une hausse importante des taux d’endettement du secteur privé (+ 15 points de PIB pour les ménages et + 23 points pour les entreprises).
Aujourd’hui, il semble bien qu’à l’inverse les agents économiques réduisent leur endettement, ce qui, bien entendu, limite leur capacité de dépenses. En conséquence, d’un niveau proche de 2 % tant en zone euro qu’en France pendant la décennie précédant la crise, la croissance potentielle en Europe ne devrait plus atteindre désormais qu’environ 1 %."

mercredi 24 février 2010

Les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire.

On ne va pas se passer d'annoncer de bonnes nouvelles ! A lire toutefois pour bien comprendre les nuances à apporter. Il s'agit du dernier Insee Première paru au mois de Février 2010 : "Femmes et hommes en début de carrière". Une lecture qui vous intéresse à titre personnel mais aussi pour alimenter le contenu du chapitre 13 à venir...et bien sûr celui sur le chômage.
On y apprend notamment qu'en 2008, 37 % des garçons et 51% des filles sont diplômés de l’enseignement supérieur alors que seuls 20% d'entre eux l'étaient en 1984. L'écart de niveau de formation qui se creuse entre hommes et femmes explique certainement que le chômage des femmes ayant terminé leurs études qui s'établit à 14% en 2008 soit désormais inférieur à celui des hommes ayant terminé leurs études (16%). Beaucoup d'informations et de données pertinentes pour comprendre notamment les écarts salariaux entre hommes et femmes et la portée du choix des filières de formation.

mardi 23 février 2010

En 2007, Le PIB par habitant variait entre 26% de la moyenne de l’UE27 dans la région du Severozapaden en Bulgarie et 334% dans celle d'Inner London

Voici un document d'Eurostat pour bien prendre la mesure des écarts de richesses dans les régions de l'Union Européenne...le problème de convergence entre pays de l'UE pourrait être souligné ici mais le document permet aussi d'observer que les écarts régionaux sont aussi souvent internes à chaque pays.

lundi 22 février 2010

La zone euro piégée par ses incohérences.

Un bon article des Echos sur les problèmes que pose la dette de la Grèce à la zone euro alors que les Traités n'envisagent pas la solidarité des pays et que les mécanismes de contrôle n'ont pas su enrayer la progression de l'endettement public de nombreux pays. La réflexion sur les solidarités entre Etat peut être poussée plus loin avec cet article de Télos qui montre que cette solidarité est devenu un gage de crédibilité pour la zone euro. Pour autant cela pose le problème de l'aléa moral qui pourrait plutôt justifier la solution de l'aide du FMI à la Grèce même si cela semble résonner comme un aveu d'échec pour les pays de L'UE.

vendredi 19 février 2010

Deux siècles de croissance économique: l'Europe à la poursuite des Etats-Unis.

Un texte fondamental sur le thème de la croissance paru en 2003 dans la revue de l'OFCE. Il est un bon moyen de réviser les cours de première années. Cela permet de faire le lien entre un certain nombre d'indicateurs que nous avons abordés. A actualiser avec votre cours.

jeudi 18 février 2010

Les PIIGS.

Un petit article du blog Econocaste qui fait le point sur les analyses de la hausse des taux de la dette grecque. Les PIIGS sont les pays qui présentent aujourd'hui un risque d'endettement : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

samedi 6 février 2010

Lorsque la hausse des taux d'intérêt stimule l'offre de crédit bancaire. Le cas des pays émergents.

Un Flash de Natixis paru en Décembre 2009 pose la question suivante :  "Les pays émergents ont-ils définitivement perdu l'usage de leurs politiques monétaires avec la mobilité internationale des capitaux ?" Il s'intéresse à l'influence des flux intrants de capitaux sur l'offre de monnaie dans les économies émergentes. L'article revient sur les mécanismes de transmission de la politique monétaire et sur l'impact de la hausse des taux d'intérêt dans les pays émergents. Un exemple riche pour illustrer vos copies.

"La mobilité internationale très forte des capitaux, en particulier vers les pays émergents, conduit à une situation très perverse pour la politique monétaire de ces pays. Si ces pays augmentent leurs taux d'intérêt, l'effet positif sur la demande au travers des entrées de capitaux induites l'emporte sur l'effet négatif normal sur la demande au travers de la hausse du coût du capital et de l'appréciation du change. Les entrées de capitaux accroissent la liquidité au travers de l'accumulation de réserves de change, donc stimulent l'offre de crédit bancaire, ce qui implique cet effet contre-intuitif des taux d'intérêt sur la demande intérieure. Confrontés soit à un excès de croissance du crédit, soit à la hausse des pressions inflationnistes, soit à des bulles sur les prix des actifs, les Banques Centrales des pays émergents ne peuvent donc plus augmenter les taux d'intérêt en raison de cette réaction des flux de capitaux.
Les pays émergents ont donc perdu l'usage de leurs politiques monétaires (nous regardons quelques exemples importants). Ils ne peuvent le retrouver qu'en laissant flotter leurs taux de change (mais ils risquent alors de s'apprécier de manière dramatique) ou en mettant en place des contrôles à l'entrée des capitaux."

mercredi 3 février 2010

Un entretien avec Olivier Blanchard.

Un bref entretien avec Olivier Blanchard dans les Echos qui reprend un certain nombre d'éléments que nous avons vus ensemble : les chocs sur la zone euro, la sous-évaluation du Yuan, les enjeux d'une relance dans la crise et la question des politiques budgétaires.

lundi 1 février 2010

Le rap de Keynes et Hayek ...

Voici de quoi inspirer quelques enseignants pour faire passer la théorie économique auprès de leurs élèves. J'y réfléchi...si, si...Il me faudra quand même des figurants pour mon clip ! Sur You Tube aussi.