dimanche 25 octobre 2009

Investissement en recherche et développement et cycles économiques.

Voici une Note de veille du centre d'analyse stratégique d'octobre 2009 sur l'investissement en R&D des entreprises et les cycles économiques dans les pays de l'OCDE.
Cela vous permet de réviser les cycles économiques et d'enrichir vos références pour toutes réflexion potentielle sur la stratégie de Lisbonne et sur l'impact de la crise sur l'innovation.

samedi 24 octobre 2009

Les pays émergents face à la crise.

Voici une note de Conjoncture de BNP Paribas intitulé "Russie-Brésil: pourquoi des évolutions si différentes face à la crise internationale ?" paru en Octobre 2009. Une étude intéressante pour enrichir les analyses des chapitres 5 et 6 sur les stratégies de développement qui vous attendent à la rentrée.

lundi 19 octobre 2009

"Sortie de crise : vers l’émergence de nouveaux modèles de croissance ?"

Je vous signale la sortie aujourd'hui de ce rapport du Centre d'analyse stratégique, sous la direction de Daniel Cohen (Professeur d'économie à l'Ecole d'économie de Paris, à Paris I et à l'Ecole Normale Supérieure, directeur du centre pour la recherche économique et pour ses applications (CEPREMAP)). Le rapport "Sortie de crise : vers l’émergence de nouveaux modèles de croissance ?" est dense mais je vous conseille la lecture de son résumé qui apparait sur ce lien.

Voici le problème auquel est censé répondre ce rapport : "La crise sévit au moment même où le monde entier prend conscience de la catastrophe qui nous menace si nous ne changeons pas nos habitudes de consommation. De nouveaux comportements émergent, plus respectueux de l’environnement, plus économes en ressources et plus technologiques, qui pourtant ne concernent encore qu’une minorité de nos concitoyens. À quelles conditions les Français pourraient-ils se convertir massivement à une consommation responsable qui serait le gage d’un nouveau modèle de croissance ?"

Un document utile pour réfléchir aux différentes dimensions de la crise, aux mutations de la consommation, aux cycles d'innovation, aux gisements de croissance tant dans les services que dans l'industrie, à la dualisation du marché du travail...Encore de la plus-value pour de futures dissertations.

vendredi 16 octobre 2009

Dollar, le début de la fin ?

Un article paru le 12 octobre dans Alternatives économiques pour commencer à explorer la question des changes dans la perspective du chapitre 7.
A compléter par deux articles du Monde d'aujourd'hui : La faiblesse du dollar menace la reprise mondiale et L'Euro fleurte avec la barre des 1,5$: l'Europe redoute une chûte du billet vert.

Et puis un bel exemple pour illustrer votre réflexion sur le libre-échange; ce projet d'accord de libre-échange des 27 avec la Corée du sud (qui a aussi pour objet de limiter le protectionnisme non tarifaire) et les réactions des industriels de l'automobile...

lundi 12 octobre 2009

Prix Nobel d'Economie 2009.

"Le prix Nobel d'économie a été attribué aux Américains Elinor Ostrom, première femme à recevoir cette distinction, et Oliver E. Williamson pour leurs travaux sur la gouvernance économique. Mme Ostrom "a démontré comment les copropriétés peuvent être efficacement gérées par des associations d'usagers" et M. Williamson "a montré que les marchés et les organisations hiérarchiques ont des structures de gouvernance alternatives qui diffèrent dans leur façon de résoudre les conflits d'intérêt", a précisé le comité Nobel." (AFP)

O.Williamson, auteur de Les institutions de l'économie, (1994)  est considéré comme un des principaux continuateur de Ronald Coase (prix Nobel 1991) et fondateur du courant institutionnaliste auquel on associe Williamson (nouvelle économie institutionnelle). Ses principaux apports portent sur les coûts de transaction, et permettent de comprendre l'intérêt de stratégies de concentration notamment verticale pour réduire l'incertitude

Un petit dossier sur Oliver Williamson paru dans Alternatives Economiques.

Les travaux d'Elinor Ostrom  portent essentiellement sur la gestion des communaux, et démontrent que le libre accès à des ressources communes peut avoir une efficacité économique plus forte que l'appropriation des biens par un petit nombre. Ces dernières années, Ostrom s'est beaucoup intéressée au cas des "commons" dans l'accès à l'information, en particulier scientifique, à l'ère numérique.  Elle observe que "des informations qui étaient autrefois 'librement accessibles' sont désormais de plus en plus privatisées, surveillées, chiffrées et restreintes".  Elinor Ostrom ne défend pas pour autant la suppression de toute propriété. Elle soutient la mise en place d'une sorte de co-gestion au bénéfice du plus grand nombre. En somme, elle défend la co-propriété des biens communs lorsqu'ils peuvent bénéficier au plus grand nombre, mais souligne qu'une telle co-propriété a besoin pour être efficace de règlements de co-propriétaires qui soient respectés.

Ces deux auteurs sont donc récompensés sur leurs travaux sur la "gouvernance économique". Le Monde souligne ce jour que "leurs travaux sont particulièrement dans l'air du temps, en plein débat sur la meilleure organisation des marchés financiers et de l'économie mondiale mais aussi sur la protection de l'environnement et des ressources naturelles, un domaine essentiel des travaux d'Elinor Ostrom".

Ces auteurs cherchent à comprendre des organisations qui ne sont pas des marchés et leur capacité à résoudre des conflits. Une bonne analyse sur le blog econoclaste pour faire le point sur les apports de ces deux auteurs et justifier largement tourné vers les sciences sociales cette année.

jeudi 8 octobre 2009

La France est-elle vraiment le paradis des investisseurs ?

Voici des passages de  l'article de Philippe Askénazy "La France, paradis de l'investisseur..." paru dans le Monde Economie daté du Mardi 6 Octobre.

Il observe que la "La France était en 2008 au deuxième rang mondial de l'accueil d'investissements directs étrangers (IDE). Cette bonne nouvelle, qui figure dans le rapport annuel de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publié le 19 septembre (World Investment Report 2009), n'a étrangement pas donné lieu à une communication triomphante du gouvernement. Et pour cause : symbole de l'attractivité de la France, ces IDE seraient en réalité largement surestimés." Fondamentalement, un IDE en France peut prendre la forme d'une création de filiale ex nihilo, d'un achat d'entreprise déjà présente sur le marché français ou d'un prêt à une entreprise. Selon Eurostat la France est le "principal acteur des IDE intra UE-27" en 2008, elle est donc le pays où les entreprises européennes investissent le plus. Les flux et stocks d'IDE y sont très importants. Mais là, où on peut douter de ce qui se cache derrière les chiffres, c'est que les volumes arrivants et partant du Luxembourg apparaissent également très importants alors que ce pays n'a que très peu d'usines étrangères sur son territoire. Pour l'auteur "il s'agit en fait, très largement, de transits de fonds à travers des filiales luxembourgeoises. Une entreprise, disons néerlandaise, qui veut investir en Espagne peut avoir intérêt à faire transiter les fonds par une filiale au Luxembourg ayant l'ingénierie financière pour monter l'investissement ; alors que l'argent ne passe que virtuellement, il sera comptabilisé comme IDE entrant, puis comme IDE sortant. On est loin d'un indicateur réel d'attractivité."
Dans ce contexte, "Les grandes organisations internationales (FMI, OCDE...) ont donc décidé, pour neutraliser ces opérations comptables, d'édicter de nouvelles normes de calcul, qui vont être peu à peu mises en oeuvre. Et là, surprise : des estimations suggèrent que l'application de la nouvelle norme ferait chuter de 40 % le calcul du stock d'IDE en France, contre 20 % en Allemagne ou 10 % aux Etats-Unis. De quoi remettre en cause la position de la France en haut du classement et le diagnostic sur l'économie française." On peut alors s'interroger sur les raison qui poussent les entreprises à faire transiter des fonds par la France (environ 250 milliards d'euros cumulés selon la Banque de France), alors que le pays n'est pas un centre financier de premier ordre. Il va sans dire qu'une explication fondamentale réside dans l'existence d'astuces fiscales légales.
"Prenez un groupe international (même français) ayant en France une filiale dont les bénéfices opérationnels s'élèvent à 50 millions d'euros, soumis aux impôts français. Imaginons que ce groupe veuille investir 1 milliard d'euros en Roumanie. Au lieu de le faire directement, une de ses filiales non françaises prête à la filiale française ce milliard à un taux d'intérêt de 5 % ; et c'est l'entité française qui réalise l'investissement. Les frais du prêt, soit 50 millions (5 % d'un milliard), annulent les bénéfices de la filiale française, qui n'a plus aucun impôt à payer en France. Evidemment les 50 millions ne sont pas perdus : ils figurent dans les profits de la filiale à l'étranger". Et l'auteur de conclure..."Ce mécanisme, potentiellement multiplié des centaines de fois, représente des milliards d'euros de pertes pour le budget de l'Etat... Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS, Ecole d'économie de Paris."

Intéressant; non ?, sur les dessous des calculs statistiques ...

Du Traité de Lisbonne ...

Quelques éléments pour compléter le propos de ce matin.
Tout d'abord, la Pologne devrait ratifier le Traité ce Dimanche.
Je vous soumets ensuite un article qui met en perspective les enjeux des réformes que devra mettre en oeuvre ce Traité, une fois ratifié. La figure du président européen est au coeur du débat : faut-il ou non un Président fort (position française) ou plutôt un coordinateur (position allemande) ? Quel poids aura-t-il face au Président de la Commission européenne, au Haut représentant pour la politique étrangère, aux responsable des Etats ?

mardi 6 octobre 2009

Krugman est-il tenté par le protectionnisme ?

Encore un blog d'universitaire bien intéressant. Ce billet revient sur les positions de Krugman et l'idée (qui a fait l'objet de sujets de colle) que les nouvelles théories du commerce international ne tranchent pas en faveur du protectionnisme ou du libre-échange.
Toujours sur le protectionnisme, voici les résultats d'une étude qualitative sur le lien entre protection tarifaire et croissance. La pertinence des choix de protection d'un secteur (et donc son impact positif sur la croissance) reflète le contexte institutionnel et donc en partie la qualité de la gouvernance économique des Etats. Un argument qui viendra compléter les analyses plus socio-économiques de l'arbitrage entre libre-échange et protectionnisme, notamment celle de R.Rogowski, que nous avons abordée en cours.

lundi 5 octobre 2009

Le commerce victime de la mondialisation ?

Voici un texte diffusé par le CEPII (Centre d'Etudes Prospectives et d'Informations Internationales), centre de recherche français sur l'économie internationale (Il vous faut télécharger le pdf). Le titre en apparence paradoxal s'interroge sur les causes de la forte contraction du niveau des échanges internationaux par rapport à celle finalement plus modeste de la  production mondiale. Cette surréactivité à la baisse des échanges commerciaux s'explique-t-elle par la structure spécifique du commerce international, à savoir la division internationale des processus productifs ? La réponse est sans surprise plus nuancée et souligne en particulier l'impact de la crise sur les échanges commerciaux.

Le CEPII a également publié une analyse des effets d'agglomération qui a le mérite de reprendre et d'expliciter la définition marshallienne des économies d'échelle externes et d'apporter des éléments de réflexion sur le rôle des pouvoirs publics sur l'environnement de production des entreprises.

samedi 3 octobre 2009

Faut-il conclure le cycle de Doha ?

Je signale cet article un peu technique qui reprend sans les citer les analyses de Viner. La réflexion porte en partie sur l'alternative régionalisation / multilatéralisme...
Et puis bien sûr quelques nouvelles récentes du référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne. Après l'Irlande, que se passe-t-il ? On bon article pour mesurer les débats (et les obstacles) qui entourent la ratification du Traité de Lisbonne.